CTR du NPA

Collectif pour une Tendance Révolutionnaire du NPA

Bilan du Congrès par le CTR: La crise du parti se poursuit, mais le combat pour un NPA prolétarien et révolutionnaire progresse: plus que jamais, on continue!

Posted by Collectif TR NPA sur 23 février 2011

(Publié dans TEAN)

Crise du capitalisme, résistances en Europe, mouvement historique contre la réforme des retraites ici, levée révolutionnaire dans les pays arabes : quel contexte serait plus favorable pour relancer le NPA, forger un parti révolutionnaire et internationaliste ?

Pourtant, le congrès n’a fait qu’aggraver la crise du parti. La direction (P1) n’est toujours que la première des minorités. Elle a refusé un vrai bilan alors que le NPA a perdu des milliers de membres, ne s’est pas implanté dans les secteurs clés du prolétariat et n’a pas su gagner l’avant-garde de l’automne. Au lieu de trancher les questions stratégiques débattues depuis des mois, elle a maintenu sa ligne floue et indécise, présentée comme un juste milieu entre la P3 trop sensible aux sirènes du Front de Gauche et les P2 et 4 prétendument « isolationnistes ».

En fait, la P1 partage avec la P3 un programme frisant le réformisme, avec des « réponses à la crise » axées sur un « gouvernement au service de la population » pour une « transition écologique et sociale ». Mais la P3 a au moins le mérite d’être cohérente en prônant un front permanent avec le FdG.

Au contraire, notre P4 a défendu un programme de transition qui, partant des revendications immédiates, défende l’objectif d’un gouvernement des travailleurs eux-mêmes, seul capable de les satisfaire de façon sérieuse et durable par l’expropriations des capitalistes, la liquidation de l’Etat bourgeois, le socialisme. D’où une stratégie incompatible avec celle des réformistes : alors qu’ils misent sur les urnes et les institutions, notre priorité est la lutte de classe et l’auto-organisation. Alors que les directions syndicales et le FdG se sont opposées à la grève générale par leurs « journées d’action » sans perspective, c’est notre objectif central pour vaincre Sarkozy sans compter sur 2012 et le PS. Contre toute « unité » programmatique avec les réformistes, le vrai front unique ouvrier suppose des revendications claires pour mobiliser les masses et inclut l’indépendance du parti, le devoir de dénoncer les impasses réformistes.

Dans les luttes comme durant la préparation du congrès se sont confirmées nos différences, mais aussi nos convergences avec les camarades de la P2. Ils proposent de réorienter le parti en donnant la priorité aux luttes, en s’opposant à l’électoralisme de la direction et en revendiquant le projet d’un NPA révolutionnaire. Mais en même temps les dirigeants de la P2 ont affirmé lors du congrès que leurs divergences avec la P1 n’étaient pas si grandes et lui ont proposé de constituer une majorité commune sur des bases minimales confuses. Le refus de la P1 a conduit la P2 à maintenir son propre projet d’appel, auquel nous avons apporté un soutien critique bien qu’elle ait refusé de répondre à notre proposition d’un appel commun P2-P4. Nous appelons la P2 à tirer les conclusions de son propre combat en mettant en œuvre la construction d’une grande tendance qui se batte pour rendre majoritaire le projet d’un NPA révolutionnaire.

C’est vital pour gagner de nouveaux camarades de la base et éviter de nouveaux départs, pour nous construire au cœur du prolétariat par l’intervention résolue dans les luttes et un programme le plus avancé possible. C’est ainsi que nous remettrons au plus vite à l’heure les pendules du NPA : l’heure de Tunis, du Caire et de Benghazi !

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